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Anorexie, boulimie, compulsions alimentaires : l'association peut vous aider à voir les choses Autrement

La malbouffe Tours Indre-et-Loire

Le mal du siècle est très certainement la malbouffe. Retrouvez dans cet article des conseils sur la conduite alimentaire à suivre lors des différentes étapes de la vie. Egalement, vous pourrez trouver sur cette page une liste de professionnels à Tours et sa région qui sauront vous apporter tous les conseils dont vous avez besoin.


Entreprises Locales

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Peyratout Arlette
14 place Jean Jaures
Tours, Indre-et-Loire
Mercier Esther
02 47 75 07 85
26 Rue Serg Bobillot
Tours, Indre-et-Loire
Khazine Marie
02 47 20 48 50
55 Rue Jules Charpentier
Tours, Indre-et-Loire
Crepin-Renou Isabelle
06 81 73 00 26
4 Impasse Grand Pressoir
Joue Les Tours, Indre-et-Loire
Marchand Virginie
02 47 68 94 95
4 rue Gamard
Joue Les Tours, Indre-et-Loire
Garcia Isabelle
02 47 66 34 48
18 Rue Gambetta
Tours, Indre-et-Loire
Pigale Florence
02 47 05 23 42
21 Place Michelet
Tours, Indre-et-Loire
Coulot Francois
06 23 58 81 81
34 Rue Rabelais
St Cyr Sur Loire, Indre-et-Loire
Mahe Chantal
06 82 44 22 62
74 Avenue De Beaugaillard
St Avertin, Indre-et-Loire
Marchand Virginie
02 47 42 18 08
10 Route Cheminee Ronde
Fondettes, Indre-et-Loire
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La malbouffe : le mal du siècle

La malbouffe : le mal du siècle

Pr D. RIGAUD - Président d'Autrement

Curieuse société que celle dans laquelle nous vivons : entre messages publicitaires qui nous vantent tout ce qui est bon à manger, et qui plus est aux heures des repas (!), et émissions télévisées aux titres accrocheurs qui lancent des cris d’alarme sur les méfaits du cholestérol, de l’obésité ou de la « malbouffe », il y a de quoi devenir schizophrène. Tiraillés entre plaisir et rigueur que nous sommes, il y aurait de quoi nous rendre fous ! Mais il y a une 3ème voie.

Car au fond, ce « grand écart », n’est-il pas en soi le propre de l’homme depuis bien longtemps ? Il est un paradoxe alimentaire qu’il ne faut pas oublier : l’homme doit manger pour survivre… et la nature l’a programmé pour avoir du plaisir à manger… pour pouvoir le faire !

Dès lors, comme pour d’autres activités vitales pour l’espèce –ainsi en est-il pour l’acte de reproduction– l’homme se met des barrières… pour s’interdire de « manger sans contrôle ». D’où l’adage bien connu : « il faut manger pour vivre et non vivre pour manger » et le fait que l’Eglise catholique inscrive la « gourmandise » comme l’un des 7 péchés capitaux !

« Manger pour vivre » n’est plus à l’ordre du jour, car notre société a bien changé : tout y est tellement à disposition ! Dans le même temps, de très sérieux scientifiques spécialistes de la Nutrition nous confirment qu’il y a dans nos assiettes un énorme capital santé. Et que ce bénéfice santé peut être utilisé dès la conception, avant même la grossesse.

Il nous faut considérer, pour notre réflexion, deux aspects différents : l’état nutritionnel (le poids du corps notamment) et l’alimentation.

1. L’alimentation

Nous avons nombre de preuves scientifiques de l’intérêt de telle alimentation, selon l’âge, sur notre santé :

  • Lors de la conception d’un enfant : Une alimentation riche en céréales, fruits et légumes apporte ce qu’il faut en folates (vitamine B9). Et ceci permet la prévention d’un défaut de malformation du tube neural chez le fœtus (la future moelle épinière, une maladie qui touche en France un enfant sur mille naissances). Or cette atteinte est responsable...

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Manger au 21ème siècle

Manger au 21ème siècle

Jamais notre société n’a eu à faire face à un tel changement alimentaire. Jamais non plus nous avons eu autant de données scientifiques prouvant que notre alimentation modifie notre capital santé. Mais aucun aliment n’est totalement bénéfique ou nocif. Tout est affaire de quantités et de comportement. Ainsi, à petite dose, l’alcool peut être bénéfique à la santé.

Supermarche.jpg Le paysage alimentaire a changé : les supermarchés sont devenus l’endroit où faire ses courses, l’industrie agro-alimentaire se taille des parts de marché de plus en plus grandes. Dans le même temps, le chasseur de mammouths a été remplacé par un consommateur effréné.

En moins d’un demi-siècle, en moins de temps qu’il faut à la génétique pour nous y adapter, est apparu un consommateur parcourant sans relâche les carrefours alimentaires. Ce consommateur est capable de transporter et de stocker (réfrigérateur et congélateur) l’équivalent de plusieurs dizaines de milliers de kilocalories (kcal), comme jamais il n’avait pu le faire. Et ce sans dépenser, grâce à la voiture, au caddie, plus de 10 kcal.

Supermarche1.jpg Dans le même temps, le marcheur infatigable que nous étions s’est construit un paysage plus sédentaire, faisant d’un clic ses courses sur internet, maniant d’un clic des machines qui consomment follement l’énergie que lui ne dépense plus guère : machines agricoles ou professionnelles, ordinateurs, ascenseur, tapis roulant, robots… Nul ne reviendra en arrière. Il faut donc adapter notre alimentation à cet homme enrichi, indolent (qui ne souffre plus) et mécanisé.

Il serait stupide de considérer que ce progrès alimentaire n’est que source de méfaits, que la cuisine de demain sera sûrement moins bonne que celle de nos grands-mères ! Mais il serait tout aussi stupide de nier que notre environnement alimentaire est susceptible de nous nuire. Il n’est pas scientifique de dire que nous mangeons bien, puisque l’espérance de vie augmente.

L’histoire naturelle des animaux et des hommes nous apprend bien plutôt que, puisque notre vie s’allonge, il faut y répondre par d’autres comportements alimentaires. De plus, l’allongement de la vie d’aujourd’hui est lié à notre alimentation d’hier !

Mais pourquoi mangeons-nous donc ?

Pourquoi cet acte vital nous paraît-il si naturel alors qu’il est surtout appris ? Pourquoi donc faut-il que nos émotions, notre humeur et notre besoin de...

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Manger aujourd'hui

Manger aujourd'hui

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1. Introduction

"Manger m’angoisse. Et l’angoisse me fait manger". Manger aujourd’hui s’inscrit dans ce paradoxe. Ceci n’a pas toujours été le cas. L’alimentation a, depuis toujours,  trois fonctions :

  • Une fonction métabolique : croître puis se renouveler
  • Une fonction hédonique : trouver du plaisir à peu de frais
  • Une fonction sociale : créer des liens et les renforcer.
    Aucune ne peut être exclue. Bien des gens pensent que « manger, c’est naturel » ! En fait, rien n’est moins évident. Avoir faim est naturel, mais la manière de combler cette faim est apprise.

2. Manger naturel ?

Manger n’est plus un acte si naturel. Quoi de plus normal, pensez-vous, que de manger. De tout temps, l’homme a mangé. Son objectif ? Manger « à sa faim » ; trouver chaque jour de quoi se nourrir et nourrir les siens. Pour cet objectif, il a travaillé dur. Pendant longtemps, cette tâche était quotidienne et envahissante : techniques de chasse ou de pêche, cultures agraires, cueillettes, élevage, stockage. L’occupation première des hommes fut pendant des dizaines de milliers d’années de chercher la nourriture de la tribu et de la défendre. C’est sans doute autour de l’alimentation que s’est construite l’idée de territoire, de possession, et donc de guerre et de nuisance de certains animaux !

Manger pour vivre

L’homme pensait, jusqu’au siècle dernier, à « manger pour vivre », « manger pour grandir », « manger pour être fort et en bonne santé ». Les problèmes s’appelaient famine et disette, on craignait les mauvaises récoltes, l’hiver (la soudure), la guerre, les rats... Il fallait défendre sa nourriture, donc nos aliments. Mais actuellement, il n’y a plus rien à défendre dans l’acte alimentaire : manger est le lot de tous, du haut au bas de l’échelle sociale. C’est de ne pas manger qui fait la différence, c’est « manger santé » qui donne le pouvoir.

3. Manger est un acte social

Manger était un acte de vie, et nombre de cultures ont inscrit l’alimentation, ses règles et le comportement alimentaire dans les grands livres qui régirent la loi des hommes et de Dieu (ou des dieux).

Manger était un acte de dominance aussi, où ceux qui étaient riches mangeaient à leur faim et où les pauvres travaillaient pour les riches, afin de survivre. Ce n’est plus le cas. Il faut à l’homme d...

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Régimes particuliers et malnutrition

Régimes particuliers et malnutrition

Pr Daniel RIGAUD - CHU Dijon

Introduction
Les sociétés à haut niveau de vie de notre monde moderne sont confrontées à une situation alimentaire qu’elles n’ont jamais connue : il n’y a jamais eu autant d’offres alimentaires et jamais non plus autant de régimes restrictifs. D’un côté, l’industrie agro-alimentaire rivalise d’inventivité pour nous faire consommer de plus en plus de produits alimentaires, ceux-ci sont disponibles 365 jours par an et 24 h sur 24, et, d’un autre côté, les régimes et autres techniques pour manger mieux, maigrir, supprimer le gras ou le sucre (produits « zéro »), se prémunir du risque alimentaire se multiplient. Il règne donc chez nous une véritable cacophonie alimentaire et diététique.

Face à des messages médiatiques perturbateurs et anxiogène comme « l’épidémie de l’obésité », « le risque de la grippe aviaire », « le mauvais cholestérol », « le danger de la vache folle », « le risque du lait », « notre eau contaminée par le nitrate », « les œufs et la salmonellose », « le fromage et la listériose » le consommateur, votre patient, ne savent quoi penser, comment réagir.

Si, par exemple, l’on tape sur un moteur de recherche internet « régime pour maigrir », il sort 388.000 réponses !

1. L’orthorexie

Elle pourrait se définir comme un besoin, quasi obsessionnel, de « diététiquement correct » (1). Il s’agit de gens jeunes, avant tout des femmes (86% des cas). L’ orthorexie toucherait 6% des adultes de 18 à 55 ans. Leur indice de masse corporelle (IMC) est bas (<19 kg/(m)2) dans 40% des cas (2). Ils ont un besoin compulsif de se peser pluri-quotidiennement, de manger sans aucune matière grasse ajoutée et de ne consommer aucun aliment gras. Ils ont souvent supprimé la viande, les laitages et les fromages, parce que trop gras, hésitent à aller au restaurant ou manger chez des amis, à même se mettre à table (en famille). Les femmes, surtout, sont à l’affut de tout ce qui est « diététique » (compléments, micronutriments, acides aminés, « détoxifiants »…). Environ 40% de ces patients sont anxieux, lorsqu’ils sont obligés de partager un repas avec d’autres.

Leur alimentation est souvent très carencée en acides...

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