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Anorexie, boulimie, compulsions alimentaires : l'association peut vous aider à voir les choses Autrement

Bien manger Périgueux Dordogne

L’alimentation a pour but d’assurer le maintien d’un état nutritionnel, mais c’est bien autre chose aussi. Découvrez sur cette page un article informatif sur l'équilibre alimentaire ainsi qu'une liste de professionnels à Périgueux et sa région qui sauront vous apporter tous les conseils dont vous avez besoin.


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Le petit déjeuner

Le petit déjeuner

Pr D. RIGAUD - Président d'AUTREMENT

petidej1.jpg Le constat est invariable : en France, en 2007 comme en 1990, au moins un français sur six ne prend pas de petit déjeuner ou se contente d’une boisson « zéro-calorie » (thé, café) sucré à l’aspartam.

Peut-être ceci veut-il dire qu’on peut nutritionnellement se passer de petit déjeuner ?

Mais, si vous le voulez bien, faisons un peu d’étymologie : Petit déjeuner fait référence à quelque chose de petite taille (volume) qui casse le jeûne de la nuit (« dé » et « jeûner »).

Un peu d’histoire ? En France, dans certaines régions, il y a encore un siècle, on parlait de déjeuner et pas de petit déjeuner. Et ce repas pouvait comporter de la soupe et des pommes de terre, en plus du pain.

Mais pourquoi donc alors le déjeuner est-il devenu si petit au point que parfois il saute ? Pour deux raisons, semble-t-il :

  1. la 1ère est que notre activité physique professionnelle de plein air, a considérablement décru. Et donc, notre dépense énergétique. Métaboliquement (énergétiquement), les gens ressentent donc moins le besoin de rompre avec énergie le jeûne de la nuit.
     
  2. La 2ème raison est affaire de temps. En pourtour des grandes villes, les gens mettent de plus en plus de temps pour aller de chez eux à leur lieu de travail. Donc, soit il se lève plus (trop) tôt, soit il saute le petit déjeuner. Et c’est le lieu de rappeler un petit paradoxe : ce sont plutôt les gens pauvres qui ont des métiers les plus physiques et ce sont plutôt eux, qui, habitant loin de leur lieu de travail, sautent le petit déjeuner.

Le petit déjeuner n’est pas à un paradoxe près : c’est selon les français, leur meilleur repas, alors que c’est le repas qu’ils sautent le plus souvent.

Une personne sur cinq qui dit « faire un petit déjeuner » ne boit en fait que du thé ou du café !

Le monde change, nous habitons loin, nous avons moins le temps, les familles sont décomposés …

1. Pourquoi petit déjeuner ?

Il y aurait  bien quelques raisons à ceci :

1- la nuit casse les protéines de nos muscles ! en fin de nuit, l’organisme n’ayant plus de matériaux « caloriques » à disposition immédiate, utilise les protéines musculaires. C’est même la raison pour laquelle nous nous sentons le mollet si mou au réveil ! Il ...

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Manger ne fait pas grossir : le plus dur est d'en convaincre les patients atteints d'anorexie et de boulimie

Manger ne fait pas grossir

L’homme mange depuis 3 millions d’années, l’animal depuis plus de 300 millions d’années. Comment donc l’idée que manger fait grossir nous est-elle venue ?
Avons-nous à ce point perdu nos racines que le naturel nous échappe au point que devant  trois tranches de saucisson ou une cuillérée à soupe de rillettes, notre raison vacille et qu’une angoisse nous étreint ?

1. Manger ne fait pas grossir : le plus dur est d'en convaincre les patients atteints d'anorexie et de boulimie !

Parlons un peu de symbolique :
Manger nous met en scène, mais à réciter une pièce dont nous ne sommes pas l’auteur. Cette pièce a en effet été écrite longtemps avant que nous en prenions conscience par nos ancêtres, par notre culture, par notre religion, par notre famille, par nos parents et même par nos frères et sœurs aînés. Elle a été écrite et nous n’en savions rien.

Et, un jour, l’heure est à l’autonomie et à l’individualisation, et nous voici brutalement confrontés à un monde qui change et face à une culture qui par définition est figée, puisqu’elle s’inscrit dans le passé.
Un exemple ? Comment manger français (bœuf bourguignon, quiche lorraine) alors que la société moderne nous assène pizza, restauration rapide, yaourts à 0% ou soda. Le manger « français » s’efface doucement, remplacé par une modernité mondialisante.
Ce que je veux dire par là, c’est qu’en faisant le choix de la modernité, nous nous coupons de nos racines. Il faut entendre ici des idées comme famille, religion, culture.

1.1. Mais peut-être est-ce ça au fond qui nous fait peur ?

Mais, me direz-vous, je ne vois toujours par en quoi cela nous mène à « manger fait grossir ». Symboliquement nos racines, ce sont nos parents, ce père et cette mère qui nous ont nourris avant même que nous soyons capables d’y réfléchir, d’en parler.

L’enfant que nous étions, c’était, au moins dans notre souvenir, ce personnage fragile, fluet, de bien peu de poids (bien mince) face à ses « énormes » parents qui savaient tout.

L’enfant, dans les représentations médiatiques, dans les contes, c’est plutôt cette silhouette mince, ces jambes graciles. Il y a donc dans notre imaginaire, depuis qu’on nous raconte des histoires, une valeur positive à la minceur.

L’enfant c’est aussi cet être «&n...

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Pourquoi mangeons-nous?

Pourquoi mangeons-nous ?

L’alimentation est un comportement vital. Se nourrir est en effet indispensable à la vie : nous n’avons pas le choix ! Sinon, nous mourrons.

C’est à ce point vrai que les animaux et l’homme n’ont pas attendu l’arrivée des diététiciens et des nutritionnistes pour « savoir manger ». A dire vrai, le nouveau-né de beaucoup d’animaux sait repérer la tétine et en tirer le lait, sans jamais l’avoir appris. Mieux, ils savent, dès les premières heures, s’arrêter de boire lorsqu’ils sont rassasiés. Pour ce faire, ils se servent de signaux internes très nombreux et très complexes, qui sont situés au niveau du cerveau mais aussi au niveau du reste du corps, en particulier le foie, les muscles et le tissu adipeux.

Pour autant, il ne faut pas oublier que notre comportement alimentaire est un ensemble encore plus complexe qui ne répond pas seulement à des besoins métaboliques (c’est à dire à des besoins de calories, de nutriments énergétiques, de vitamines…).

Pour autant qu’on le sache, manger a trois fonctions :

1. se nourrir,
2. partager
3. se faire plaisir.

En fait, s’il est évident que manger répond à un besoin vital programmé bien avant la naissance et opérationnel dès les premières heures sur terre, en revanche la manière dont nous le faisons et le comportement alimentaire que nous avons sont, eux, appris en presque totalité. Comme nous le verrons, il faut entendre le mot « apprentissage » ici non comme une volonté de savoir plus, mais comme des modifications induites à notre manière de manger en fonction des circonstances et de l’environnement. Et ces modifications sont souvent inconscientes.

1. Manger pour se nourrir

Dès la naissance, l’enfant est capable de boire une quantité de lait bien définie avant de s’arrêter. Cette quantité répond précisément à ses besoins. Si l’on espace les biberons, il boit plus. Plus tard, dès l’âge de 1 an ½, l’enfant va manger plus, en réponse à une croissance qui s’accélère. Si l’on dilue de moitié la consistance de la bouillie, il en mangera deux fois plus. Si l’heure du repas arrive, son horloge interne le sait. Si enfin on présente à un enfant de 3 ans différents aliments, il va manger à peu près ce dont il a besoin d’un point de vue calorique.

L’explication est simple : le corps a besoin pour fonctionner et renouveler ses cellules de divers nutriments, les uns én...

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Règles de l'équilibre alimentaire chez l'adulte

Règles de l'équilibre alimentaire chez l'adulte

Pr D. RIGAUD - Président d'AUTREMENT

L’équilibre alimentaire, tout le monde en parle ... et personne ne sait ce qu’il doit être !

Il y a cependant quelques règles de base, qui ne sont pas celles que l’on croit :

  • Il n’y a pas un équilibre pour tous, mais un pour chaque sous-groupe : il serait totalement déraisonnable de donner les mêmes conseils alimentaires à un professeur de médecine de 50 ans, de sexe féminin et de 1,54 m qu’à un sportif de compétition.
  • A chaque âge et à chaque sexe ses conseils : la prévention des déminéralisations se fait dès l’enfance, pas la prévention de l’athérome !

On doit manger selon ses besoins : ceux-ci sont fonction de 6 critères fondamentaux :

  1. le sexe : moins pour les femmes,
  2. la taille corporelle,
  3. l’âge : un peu moins en prenant de l’âge,
  4. le poids : les besoins augmentent avec le poids,
  5. l’activité physique (voir abaques),
  6. le contexte génétique : il y a des familles d’obèses et des familles de maigres.

Ceci est bien sûr vrai pour les apports énergétiques, mais aussi pour les apports protéiques et en certains micro-nutriments : l’idéal serait sans aucun doute de définir les besoins, pour chaque nutriment, en unité (g, mg, µg, mL) par kg de poids (ou de masse maigre) et par jour !

  • On doit manger selon sa pathologie et sa prédisposition génétique : manger pour baisser son " taux de cholestérol " n’est indiqué qu’en cas d’augmentation du risque cardio-vasculaire (personnel ou familial) ou d’hypercholestérolémie. Augmenter ses apports calciques au dessus de 1.200 mg/j n’a probablement de sens que chez la femme ...
  • On doit manger varié : tant pour des raisons nutritionnelles (aucun aliment, même " complet ", même " santé " n’apporte tous les nutriments) que psychologiques (la diversité est source de plaisir et d’équilibre intérieur, de curiosité et de découverte) ou sociales (pour partager, il faut échanger).
  • On doit respecter un rythme : peu importe lequel (dans certaines limites), mais un rythme, pour que l’organisme se " phase " : on peut dîner à 18 h ou à 22 h, mais il est probablement mieux de le faire tous les jours à la même heure !
  • On doit respecter le rythme veille-sommeil : les travailleurs posté...

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