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Anorexie, boulimie, compulsions alimentaires : l'association peut vous aider à voir les choses Autrement

Équilibre alimentaire Paris Paris

Il existe des règles de base pour avoir un bon équilibre alimentaire, et elles ne sont pas toujours ce que l'on croit. Découvrez sur cette page un article informatif sur ces règles de base ainsi qu'une liste de professionnels à Paris et sa région qui sauront vous apporter tous les conseils dont vous avez besoin.


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Déterminants de nos choix alimentaires

Déterminants de nos choix alimentaires

L'alimentation est un acte fondateur de notre identité. C'est une forme de langage.

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Comme pour le langage, l’homme est programmé pour savoir manger, pas pour une alimentation donnée : l’enfant peut donc apprendre à aimer la cuisine italienne en Italie et les sushi au Japon.

Pour beaucoup de gens, manger est « naturel ». Mais rien n’est moins sûr. Combler sa faim ou sa soif est un acte instinctif. Mais manger s’apprend.

C’est pour chacun de nous une activité centrale,

  • conditionnée par des facteurs génétiques et métaboliques,
  • modulée par des facteurs affectifs et culturels
  • et façonnée par des éléments en rapport avec l’image que nous voulons nous donner, et notamment celle de notre corps.

L’enfant petit par exemple regarde et copie ses parents. Ce faisant, il espère être reconnu et accepté (aimé), comme lorsqu’il s’essaie à parler leur langue. Les sensations de l’enfant, dès le plus jeune âge, se plient aux horaires et habitudes familiales. Il aura faim aux mêmes heures que ses parents. Il va apprendre ce qui « se mange ».

1. Mais pourquoi donc mange-t-on ?

Si l’on voulait simplifier, on pourrait dire que :

  1. Manger est un acte métabolique
  2. Mettre en bouche est un acte sensoriel
  3. Déglutir est un acte émotionnel, lié au sucré-gras
  4. S’alimenter est un acte d’amour  
  5. Prendre un repas est un acte social  

Pour chacun de ces aspects, nos choix alimentaires sont influencés par le jugement que nous portons sur nos aliments, selon notre culture, le contexte médiatique et nos affects.

Tout au long de la vie, nous allons infléchir notre alimentation en fonction de changements qui n’ont rien de métabolique.

2. Manger est un acte métabolique

On mange pour combler des besoins nutritifs. On dit : « j’ai faim » ; « Ce qui me rassasie ».

Mais il n’y a que très peu de perceptions « nutritionnelles » : nous percevons, et ce dès le plus jeune âge, le manque de calories, d’eau et de sel... Et c’est tout !

Aucun autre déficit n’est perçu : ni en acides gras, ni en acides aminés essentiels, ni en fer ou en calcium, ni en vitamines ou en oligo-éléments...

L’homme est un omnivore qui doit diversifier son alimentation. C’est une obligation. Il doit choisir, parmi mille aliments, lesquels sont « pour lui ». Or s’il y a une trentaine de nutriments, il y a deux &agr...

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Équilibre alimentaire

Équilibre alimentaire

1. Manger aujourd'hui

Manger aujourd’hui parait facile. Manger est naturel et nous savons le faire depuis des millénaires… depuis notre enfance. Pourtant rien n’est évident.

Notre consommation alimentaire évolue à grande vitesse. Le grand public s’en alarme d’autant plus que l’alimentation a pris une dimension industrielle qui éloigne le consommateur de ses aliments. Chaque « affaire » alimentaire, amplifiée par les médias, crée une psychose : encéphalopathie spongiforme bovine, listériose, aliments génétiquement modifiés, nitrates…

Pourtant, jamais le risque alimentaire n’a été aussi faible. En 30 ans, les cas de listériose mortelle sont passés de 500 à 40 par an, la fréquence des autres intoxications alimentaires a fortement diminué. Les contraintes imposées aux industriels, notamment en France, font que la valeur nutritionnelle et la sécurité de nos aliments se sont nettement accrues. Le risque lié à la vache folle n’a frappé quelques cas chez l’homme en 10 ans (bien moins que l’alcool !).

2. Mais quel est l'enjeu ?

L’alimentation a pour but d’assurer le maintien ou la restitution d’un état nutritionnel adapté à l’environnement et, le cas échéant, de permettre la croissance (enfance, grossesse, allaitement, sport…). Mais c’est bien autre chose aussi :

  • L’alimentation est un langage qui nous attache à autrui et nous définit.
  • C’est un lieu de connaissance sensorielle fort.

La faim est régulée par nos réserves et les dépenses énergétiques des jours précédents. Nous avons une bonne perception de nos besoins en énergie, en glucose et en sodium. Mais il n’y a pas d’ajustement des autres apports de nutriments : protéines, lipides, micronutriments selon nos besoins : le corps ne « sait » pas.

L’analyse de l’évolution, en 20 ans, de l’incidence du surpoids, de l’obésité et des troubles du comportement alimentaire n’est pas pour nous rassurer :

15 à 20 % de personnes en surpoids
8 à 12 % d’obèse
5 à 8 % des femmes souffrant de troubles du comportement alimentaire

3. Archaïsme et conscience

L’alimentation est affaire d’apprentissages au moins autant que de réponses physiologiques.
 

L’alimentation fait intervenir des régulations biologiques, des apprentissages, des ajustements comportementaux et des interr...

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Quelle prise en charge nutritionnelle dans les TCA?

Quelle prise en charge nutritionnelle dans les TCA ?

1. Définition

1.1. L'anorexie mentale

En bref : Une perte de poids, un amaigrissement parfois extrême, la peur de reprendre du poids et une aménorrhée chez une jeune fille ou une femme jeune.

1.2. La boulimie

En bref : Elle se définit comme la répétition de crises alimentaires faites d’ingestion sans faim, ni plaisir, d’une quantité massive de « choses alimentaires » non choisis, avec la pensée intense de perte de contrôle et un souci de minceur qui conduit aux vomissements.

La base du problème : C’est le besoin de maigrir à tout prix.

1.3. La compulsion alimentaire

En bref : C’est la répétition plusieurs fois par semaine de crises alimentaires faite d’ingestion sans faim, ni rassasiement certes, mais avec plaisir, d’une quantité notable d’aliments choisis, avec une certaine pensée de perdre le contrôle. Il n’y a aucun souci de minceur donc pas de vomissements.

­Important : Pour tous les TCA : Il existe des carences alimentaires qu’il faut traiter

1.4. Eléments physiopathologiques

En bref : Derrière chacun de ces troubles du comportement alimentaire (TCA), il y a un manque de confiance en soi, une peur de ne pas être « à la hauteur ».

1.5. Eléments de réflexion

Réflexions nutritionnelles : Il existe une régulation de la prise alimentaire qui fait que, dans un contexte de déficit énergétique, on a une sensation de faim qui croît avec le degré du jeûne. Il pourrait exister, au moins pour certains nutriments, une régulation qui nous pousse à manger plus tant qu’il n’a pas comblé le déficit en ces nutriments. Il existe enfin un renforcement du plaisir alimentaire en cas de privation, volontaire ou non, d’aliments à note sensorielle élevée (à forte sensation de plaisir). L’homme a en effet construit son indispensable besoin de manger autour du plaisir et non autour de réponses « programmées » aux déficits nutritionnels.

1.6. Eléments pronostics

L’anorexie mentale (AM) : Il existe deux types différents d’AM : la forme restrictive pure (restriction alimentaire et hyperactivité physique) et la forme boulimique (au début simples vomissements ou compulsions). Ce n’est sans doute pas la même maladie. « Faute de prise en charge nutritionnelle », l’anorexie mentale tue dans 5 à 10 % des cas, par dénutrition. Les risques sont ceux de la dénutriti...

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